On entend beaucoup dernièrement parler de la mort du SEO, comment cette pratique de marketing en ligne n’aura bientôt plus aucune utilité, que ce soit à cause des derniers algorithmes de Google, de la proéminence du marketing de contenu, ou du fait que les mots-clés sont de moins en moins pris en compte dans les algorithmes des moteurs.

Ma réaction face à ce débat en a toujours été une de lassitude, alors que je ne vois pas l’intérêt de dépenser une goutte d’énergie dans une discussion lancée la plupart du temps par des néophytes possédant peu d’expérience dans les tranchées, et n’ayant jamais mis en place une stratégie SEO intermédiaire ou avancé.

Cependant, il y a quelques jours, je n’ai pu m’empêcher de partager mon opinion sur le blogue de la consultante Michelle Blanc suite à la parution de son billet «La Mort du référencement (Death of SEO) ». Je tenais à rétablir les faits, et présenter les raisons qui font que je crois que le SEO est loin d’être mort, et conserve toujours sa pertinence au niveau du développement de la visibilité d’un site ou d’une marque en ligne.

J’ai reçu de nombreux commentaires et questions suite à mon commentaire sur le blogue de Michelle, et je tenais à utiliser l’article d’aujourd’hui pour approfondir les raisons de ma conviction sur l’utilité du SEO, ce qui sera probablement de mon côté la dernière fois que j’adresse le sujet.

La fin du SEO tel qu’on le connaît

Premièrement, nul besoin d’être prophète pour savoir que le référencement naturel a bien changé au courant des dernières années, influencé par les nombreuses mises à jours et changements à l’algorithme de Google.

Les tactiques dites « old school » sont belles et bien révolues, et peuvent même vous entraîner de sérieux ennuis. Par exemple, on parle de la suroptimisation des contenus, de l’achat des liens, des mots-clés dans les noms de domaines, bref des stratégies qui ont fonctionné depuis longtemps, mais qui sans surprise possédaient une date d’expiration.

Il y a eu bien sûr les mises à jour des Panda et Pingouin, sans oublier celle du Hummingbird, plus récente et encore peu connue, mais qui, à lire certains blogueurs, signerait à elle seule la fin du SEO, notamment puisqu’elle vise à présenter l’information directement dans les résultats de recherche.

La disparition des données de mots-clés naturels dans Google Analytics a également porté un coup dur au moral des troupes, qui se voit ainsi amputer d’un des principaux indices utilisés pour non seulement améliorer l’efficacité de leurs stratégies, mais également pour générer des résultats et assurer la satisfaction de leurs clients/patrons au niveau de leurs services.

Finalement, le climat de peur entretenu par Google au sujet des tactiques de liens entrants aura également réussi à décourager plusieurs spécialistes SEO, qui ne savent plus à quel saint se vouer, alors que les stratégies ayant été productives pendant des années se voient toutes déconseillées à tour de rôle, sous peine de représailles.

Bref, tous ces changements générés ont pour effet d’avoir complexifié le SEO, et il est normal de se sentir un peu perdu dans tous ces changements. Cependant, malgré toute cette tourmente, il est important de prendre un pas de recul, et de réfléchir froidement. Car même si le SEO a changé, et que certaines techniques sont maintenant périmées, force est d’admettre que Google est toujours présent, et que les requêtes continuent d’affluer sous son moteur de recherche.

Aussi longtemps que les moteurs de recherche existent et que les internautes effectuent de la recherche en ligne, il y a aura un besoin d’optimiser l’information pour les moteurs de recherche. Le SEO n’est donc pas mort, mais appelé à évoluer.

Une page de résultat de recherche sous Google en 2014

Un article paru sur le célèbre blogue Moz.com aura capté l’attention de plusieurs spécialistes SEO. À l’aide d’une infographie, on voit comment une page de résultats de recherche sous Google a changé, alors que les fameux « 10 résultats » ont cédé leur place à une panoplie de résultats enrichis provenant d’une multitude de plateformes différentes :

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Inutile de partir en peur.

Tel que mentionné dans le billet sur Moz.com, il faut noter qu’il est très rare qu’un résultat de recherche présente tous ces éléments en même temps. Cet exemple représente plutôt une infographie visuelle de chaque élément pouvant être retrouvé sur une page de résultats de recherche.

Donc, en utilisant cet exemple, on peut retrouver les éléments suivants sur une page de résultats de recherche de Google :

  • Un carrousel de résultats locaux ou de résultats d’images
  • Des fiches d’entreprises locales (résultats provenant de Google Maps)
  • Des annonces payantes sous Google Adwords
  • Des résultats de Google Shopping
  • Des résultats du Knowledge Graph (dans les résultats + colonne de droite)
  • Des vidéos
  • Des images
  • Des résultats d’actualité
  • Des pages Google+
  • Etc.

Évidemment, le billet de Moz.com a suscité l’indignation de plusieurs d’entre nous, alors qu’on réalise nettement l’ingérence de Google, qui en profite pour favoriser ses propres propriétés au détriment des résultats naturels. Un genre de « Pay to Play ».

Cependant,  cette réaction de découragement est hautement contre-productive si on désire récolter du succès. Car voyez-vous, ce que l’on voit dans la page d’exemples de Moz, est qu’il existe maintenant plusieurs plateformes sous lesquelles il est possible de déployer une stratégie, dans l’optique d’y optimiser la visibilité de notre site, ce qui pourrait se transporter jusque dans les résultats de recherche de Google.

Par exemple, on peut :

-  Choisir  d’établir une présence d’entreprise sur Google+, et interagir avec nos fans.

-  Créer un profil d’entreprise sur Google+ Local, et récolter des commentaires de nos clients.

-  Créer des capsules vidéo, et développer leur popularité.

-  Utiliser schema.org pour optimiser les métadonnées de notre site web, et ainsi apparaître dans les résultats enrichis, tel le Knowledge Graph.

-  Soumettre notre site à des sites utilisés pour garnir le Knowledge Graph, exemple Freebase, Metaweb, et autres.

-  Organiser une campagne média pour tenter de générer des résultats d’actualité à propos de notre entreprise.

-  Créer du contenu de qualité, l’optimiser pour être inclus dans les articles cités dans les résultats de recherche.

Bref, mon point est que tous ces éléments peuvent influencer la visibilité de votre site, puisque que chacun d’entres eux a le pouvoir de lister votre site sur la première page de résultats de recherche, quelle que ce soit la plateforme.

L’objectif du spécialiste SEO est donc de diversifier son expertise, et ne pas hésiter à tester différentes plateformes / différents types de contenus, ce qui, lorsque réussi, aura le bénéfice d’optimiser le placement naturel de votre site.

Les lecteurs attentifs remarqueront qu’on s’approche du marketing web, si on inclut les techniques différentes mentionnées ici haut. Possiblement, mais un fait demeure : le SEO continue d’être pertinent puisque vous devez toujours optimiser votre site pour le placer dans les résultats de la première page, que ce soit sous Google Maps, les données enrichies, Google+, YouTube, les actualités ou articles approfondis.

Les 10 résultats organiques toujours vivants

Pour ceux qui se sentent découragés suite à la lecture des paragraphes précédents, ne désespérez pas, malgré tous les résultats enrichis pouvant survenir une page de recherche, la majorité des résultats possèdent encore les 10 liens organiques.

C’est ce qui ressort d’une étude de la firme Conductor, qui a testé les résultats de recherche pour un million et demi de requêtes. Les résultats :

-  34% des résultats de recherche possèdent des résultats universels (images, actualités, shopping, etc.)

-  90% des pages de résultats de recherche possèdent au moins 9 résultats purement organiques.

-  Un test du comportement du chercheur démontre également que celui-ci a appris à éviter les publicités AdWords, pour aller choisir les résultats organiques.

Attention, même si ces nouvelles sont encourageantes pour les SEO, cela ne veut pas dire que cela durera éternellement. Donc même si vous désirez vous fier sur cette étude pour ne pas changer votre approche, je vous suggère tout de même de prendre note du paragraphe précédent, et diversifier votre expertise en conséquence.

Conclusion

Deux points très importants en guise de conclusion :

1- Cet article ne vise aucunement à faire la promotion des services de Google. Comme la plupart des spécialistes de mon industrie, je suis très critique envers les pratiques commerciales de Google, et je n’ai pas hésiter à les dénoncer sur ce blogue à de nombreuses reprises. Cependant, il faut admettre que la majorité des internautes utilisent Google comme moteur de recherche, donc à court/moyen terme nous n’avons pas le choix d’utiliser les services mis de l’avant par Google, du moins si on veut maximiser son SEO sur ce moteur de recherche.

2- Également, cet article ne vise pas non plus à faire la promotion du white-hat, qui dans certaines industries n’est pas suffisant pour faire face au favoritisme accordé aux grandes entreprises. Les plateformes mentionnées dans cet article, que ce soit Google+, Google Local ou les résultats d’actualités, peuvent être utilisées en sortant des sentiers battus délimités par Google. Donc, oui il faut diversifier ses stratégies pour sortir sur la première page de Google, mais n’hésitez pas à êtres créatifs et à pousser les limites de Google au maximum, tout en couvrant vos traces.

J’espère que cet article vous a plus et vous aura signalé l’importance d’aiguiser votre expertise et diversifier vos stratégies. De mon côté, je vais continuer à laisser les pseudo-connaissants se plaindre et se lamenter que le SEO est mort, sourire humblement, et je vais en profiter pour classer mes sites discrètement, en utilisant les différentes plateformes déjà en place dans les résultats de Google.

Oui, le SEO est maintenant plus difficile et complexe qu’auparavant, à vous de développer votre expertise et ainsi vous classer au-dessus de la vague d’experts qui n’auront pas su adapter leurs tactiques.

 

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