Les spécialistes SEO possédant une certaine expérience savent qu’il peut être risqué de suivre les conseils de Google. Même si nous apprécions leur désir d’offrir une plus grande transparence, nous savons également que leurs sorties publiques ciblent généralement l’un des deux objectifs suivants : un effort de relations publiques afin de se donner une bonne image, ou encore faire peur aux webmestres, en menaçant de punir ceux utilisant des tactiques ayant pourtant bien fonctionné pendant des années.

Un bel exemple d’un geste de relations publiques est survenu en mars dernier, alors que Google a décidé de partager au grand public les critères utilisés par ses employés lors de l’évaluation des sites Internet. Alors que ce guide contient seulement 43 pages (un faible nombre quant au document 2012 « coulé » de plus de 160 pages), de nombreux spécialistes ont rapidement soupçonné que ce document avait subi une cure d’amincissement, afin de ne pas partager d’informations sensibles. Comme je disais, on apprécie le geste de Google, cependant on demeure méfiant, car on sait que tout n’est pas dit.

Il y a moins de 48 heures, un contact m’a partagé en ligne ce qui semble être le document officiel d’évaluation des sites web, contenant 143 pages, et qui à première vue ne semble pas avoir été modifié. Il pourrait s’agir du même document que Google a partagé, à la seule différence que ce dernier est complet. Comme vous pouvez l’imaginer, ce document utilisé par les employés mêmes de Google, regorge d’informations pertinentes.

Comme nous l’avions fait l’année dernière, nous regarderons ensemble quelques-uns des passages les plus intéressants du document. Voici un lien pour ceux intéressés à télécharger le document complet, cependant je vous invite à le faire rapidement avant qu’il ne disparaisse.

Avant de commencer

Une rapide mise en garde, je ne peux évidemment jurer qu’il s’agit d’un document officiel, et que celui-ci est utilisé par les employés de Google. De même j’ignore si celui-ci est réellement coulé. J’ai fait de nombreuses recherches et je ne trouve pas de copie de ce guide. Donc, prenez le temps de consulter l’information, mais n’oubliez pas que, comme toujours, l’information n’est bien sûr aucunement validée par Google.

Cet avertissement maintenant chose du passé, nous pouvons commencer.

Page 10 – Point 2.4 : L’importance des résultats d’actualités

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Google donne comme directive à ses employés de prendre en compte la fraîcheur des résultats suite à une recherche sur son moteur. Si les utilisateurs effectuent une requête pour un mot-clé de produit, il est important que les résultats soient les plus d’actualité possible, par exemple en traitant du dernier modèle du produit en question. On donne l’exemple du iPhone, dont la recherche en 2007 et 2013 possède le même objectif : consulter l’information sur le produit du jour.

Ceci démontre sans aucun doute que vous devez vous assurer que votre stratégie de contenu, au minimum l’information de votre site, soit le plus à jour possible. On comprend aussi l’efficacité de la stratégie du « newsjacking », qui consiste à produire du contenu portant sur une actualité récente dans votre industrie, afin de surfer sur l’attention générée par cette nouvelle.

Page 11 – Point 2.5 : Les trois types d’objectifs de recherche, selon Google

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Selon l’expérience de Google, l’intention du chercheur peut généralement se classer dans l’un de ces trois objectifs : l’action (Ex. télécharger un film), l’information (Ex. découvrir une ville pour un prochain voyage) ou encore par navigation, par exemple en inscrivant « Facebook » pour accéder à la communauté.

Page 15 – Point 4: Les différents classements des sites

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Voici les différents niveaux de qualités vis-à-vis lesquels les résultats suivant une requête sont évalués. Nouveauté intéressante dans cette édition 2013 : l’apparition de la catégorie « Vitale », qui signifie que le résultat d’une requête est d’une pertinence essentielle au web.

Page 16 – Point 4.1: Les différents classements des sites

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Encore plus d’informations au niveau de l’évaluation « vitale » : il apparaît que celle-ci est très difficile à obtenir, et peut seulement être accordée lorsque le résultat répond à la requête sans aucune hésitation, Google allant même jusqu’à dire « une interprétation dominante ». Par exemple, on peut parler d’une page Wikipédia pour un fait historique, ou Facebook.com pour la requête Facebook.  Il va sans dire que les pages officielles d’un produit, d’une marque ou d’une entité, recevront souvent la cote « V ».

Fait intéressant, une requête peut uniquement avoir un seul résultat « V », donc le premier résultat, dans la majorité des cas. Si l’employé de Google a un doute quant à la validité de la page, on suggère de ne pas assigner la mention « V ».

Également,  il est clairement indiqué que les résultats du Knowledge Graph ou les cartes d’informations dans les résultats ne peuvent pas recevoir la note « Vitale ».

Bref, on réitère ici l’importance d’avoir des landing pages qui répondent parfaitement à l’objectif de votre chercheur, au point tel que Google n’a pas d’autre choix que de vous déclarer la meilleure ressource sur le sujet. Le document traite abondamment de la catégorie « Vitale », et je vous recommande fortement de la lire au complet.

Page 30 – Point 4.3: Les résultats pertinents

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Un niveau plus bas que la cote « Vitale », le résultat « Pertinent » signifie que ce dernier répond majoritairement à la requête du chercheur, mais peut manquer certaines informations.  C’est intéressant de prendre connaissance des exemples de résultats jugés « Pertinents », mais surtout les commentaires de Google vis-à-vis les infos manquantes.

Exemple 1 :

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Exemple 2 : 

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Le deuxième cas est bien sûr un résultat du knowledge graph. Cependant dans les deux exemples, Google mentionne que les informations suivantes comme manquantes afin d’élever le classement de ces deux résultats : l’âge d’Abraham Lincoln (exemple 1), et une image de la monnaie nicaraguayenne (exemple 2). Cela nous indique que Google est de plus en plus à la recherche d’information qu’il peut voler emprunter des sites pour garnir l’index du knowledge graph.

Page 35 – Point 4.5: Les résultats « périmés »

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Pour Google, mis à part le spam, rien ne semble aussi grave que de présenter une information périmée. En effet, un site qui présentera une information datant de plusieurs années en réponse à une requête ayant trait à l’actualité recevra une note de « useless », soit un résultant n’ayant aucune pertinence. 

Page 46 – Point 5.5.2: Les erreurs 404 peuvent faire mal

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La consigne ici-haut indique que si un résultat de recherche retourne une erreur 404, par exemple dans le cas où le site est hors-ligne ou que l’URL a changé, l’évaluateur doit accorder une classification de « D » (Did not load), mais encore pire, un « OT », qui signifie « Off-topic », donc hors sujet. Gageons qu’une page avec une note de « OT » ne demeure pas très longtemps classée parmi les premiers résultats…

Par contre, une page d’erreur 404 qui est bien pensée et aide l’utilisateur à rapidement retrouver son chemin peut obtenir la clémence de l’évaluateur, et ne pas recevoir le « OT ».

Page 55 – Point 6.4: Les recherches locales : importance capitale pour Google

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Pour Google, une requête contenant une location est une requête qu’il ne peut pas rater.  Également, on apprend au point 6.6 que la localisation explicite, soit lorsque spécifiée dans la requête, prime sur l’emplacement actuel du chercheur, ou encore la version linguistique de Google utilisée.

Si votre marché est local, cela signifie de ne pas lésiner pour l’indiquer clairement sur toutes les pages de votre site, pour ainsi signaler que vous êtes prêt à répondre à une requête locale.

Page 63 – Point 7.3 : L’argent ou la vie

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C’est la première fois que j’entends parler du concept « Your money or your life » (votre argent ou votre vie), soit les pages traitant d’un sujet ayant une incidence sur votre bien-être présent ou futur, par exemple l’argent, les conditions médicales, la recherche immobilière, etc.  Google mentionne ici haut que ses résultats sont très, très importants et doivent être évalués de façon très stricte.

Au fond, Google ne désire simplement que valider que l’un de ces résultats soit crédible et peut être présenté en toute confiance. Si vous opérez dans l’une de ces sphères, soyez bien certain d’afficher vos sceaux de qualités, ou toute autre preuve indiquant votre compétence. Peut-on faire un lien avec Google Authorship ?

Page 66 – Point 8.3 : Évaluer le contenu principal d’un site

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Le point ici haut indique que l’évaluateur doit prendre le temps de consulter le contenu du site, par exemple, en plus de consulter le contenu, utiliser l’application si celle-ci en contient une, regarder la vidéo, bref, tester le site et voir si celui-ci est d’une qualité suffisante.

Faites attention d’offrir une expérience de qualité à vos visiteurs dès votre première page !

Page 67 – Point 8.3 : Les quatre raisons pour lesquelles une page peut être de mauvaise qualité

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Selon Google, trois facteurs peuvent expliquer qu’une page est de mauvaise qualité : un manque de temps, d’effort, d’expertise ou de talent.

Page 69 – Point 8.4 : La quantité aussi importante que la qualité

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Pour aller dans le même sens que la mise à jour du Panda, Google indique qu’un site doit contenir suffisamment de contenu de qualité pour recevoir une bonne note.

Page 78 – Point 9.4 : L’importance des informations de contact

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Comme le paragraphe ici haut, il est très important qu’un site affiche clairement ses informations de contact, surtout pour les sites e-commerce.

Un site dont les infos de contact sont difficilement accessibles, voire absentes, pourrait conséquemment obtenir une évaluation négative.

Page 79 – Point 9.5 : La réputation d’un site

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La réputation d’un site est extrêmement importante selon Google. Ce dernier signale même à ses évaluateurs de chercher si le site en question obtient des évaluations positives ou négatives en ligne, et celles-ci influenceront son classement.

On obtient par le fait même la confirmation que les évaluations sur des sites externes (ex TripAdvisor, Yelp, Google+ Local, etc.) sont prises en compte dans pour l’évaluation d’un site.

Page 83 – Point 9.6 : Une page d’accueil mise à jour fréquemment

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Pour Google, un site de qualité supérieure est presque continuellement mis à jour avec du contenu récent et de qualité. Et toujours selon l’avis du géant californien, les utilisateurs font généralement plus facilement confiance à un site dont le contenu est soigneusement entretenu.

Page 87 – Point 10.5 : Comment savoir si un contenu est dupliqué

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Le conseil de Google pour savoir si un contenu est copié/dupliqué ? Facile, simplement lancer une requête sous Google avec une phrase du texte en question, et voir si des résultats existent déjà avec le même texte.

Page 93 – Point 12.3 : Le spam technique selon Google

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Les textes/liens cachés, suroptimisation au niveau des mots-clés, redirections suspectes, et cloaking sont toutes des formes de spam techniques aux yeux de Google.

Page 102 – Point 12.6 et 12.6.1 : Les affiliés

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Le fait que Google n’aime pas la plupart des sites affiliés est un secret de polichinelle. En effet, ceux-ci peuvent venir créer un intermédiaire de trop dans la génération de revenus en ligne, soit de l’argent que Google aimerait bien aller chercher à travers ses multiples propriétés. La plateforme de Google sur les cartes de crédit en est un excellent exemple.

Cela dit, Google est plutôt vague dans ses conseils : si l’évaluateur trouve que le site d’affilié qu’il analyse est faible en contenu, sa cote de qualité peut être diminuée. On laisse alors le sors d’un site à un évaluateur qui, d’un seul clic de souris, peut tuer une business en lui donnant un classement négatif.

Surtout que de nombreux sites d’affiliés sont minces en contenu, et cela pour la simple raison qu’ils font du lead generation, et n’ont pas besoin de beaucoup de contenus, car ils ne veulent pas distraire le visiteur de son objectif.  Il vaut donc mieux voir à créer un contenu de qualité pour donner une impression de crédibilité à son site, ne serait-ce que pour plaire à Google.

Page 102 – Point 12.2: Les signes qui prouvent votre crédibilité en tant que marchand

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Les signaux ici haut servent à démontrer que votre boutique e-commerce est crédible et authentique, selon les conseils de Google. À vous de vérifier qu’ils sont bien implémentés sur votre boutique en ligne.

Page 105 à 129: Cas d’exemples sur des landing pages

Je vous recommande fortement de lire les pages 105 à 125, car elles contiennent des exemples de pages de destination et les raisons qui expliquent leur score de qualité. Je ne reprendrai pas chacun de ces exemples sur cet article afin de ne pas trop alourdir, cependant il s’agit d’une lecture très enrichissante.

Les pages suivantes, soient de 130 à 137, contiennent des indications sur le travail même de l’évaluateur, donc un peu moins intéressant dans le cadre de cet article.

En terminant : Une capture d’écran de l’application utilisée pour évaluer les sites

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Intéressant non ? :-D

Conclusion

Tel que mentionné plus haut, je vous conseille fortement de lire en entier le guide d’évaluation de Google, pour la simple raison que j’ai peut-être omis des points dans cet article que vous trouverez intéressant. J’ai tenté de souligner les passages que je crois concerneront la majorité des lecteurs de ce blogue, ce qui signifie que j’en aurai passé plusieurs.

Alors bonne lecture, j’espère que cet article vous a plu, et n’hésitez pas à partager vos commentaires et observations sur les points que vous jugez intéressants !

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