Voici à quoi ressemble une page de résultats de recherche de Google en 2012.

Tout comme moi, vous avez probablement remarqué que les résultats de recherche sont de plus en plus obstrués de résultats en provenance des différents services de Google.

En effet, pour une recherche sous un mot-clé d’une concurrence moyenne/élevée, on peut facilement être présenté à :

  • Entre 10 et 13 annonces Google AdWords, soit 3 au sommet des résultats, 8 dans la colonne de droite et 2 dans le bas de page.
  • Des liens vers des pages de « Google Shopping/Products », un genre de marché aux puces de Google pour sites e-commerces. (USA pour l’instant, cependant au Canada d’ici peu)
  • Des profils Google+ Local intégrés à chaque résultat local, jusqu’à 8 dans certains cas.
  • Le nouveau Google Knowledge Graph, qui vous incite à consulter de l’information sans quitter la page de recherche de Google.
  • Google Maps, qui tout en faisant la promotion des commerçants, poussent  Google+ Local et AdWords à même les résultats locaux.
  • Les recherches verticales, par exemple les vidéos de YouTube, images, recettes, scores sportifs et autres.

L’intégration de ces différents services s’inscrit dans la volonté de Google de non-seulement développer la commercialisation des résultats de recherche, mais surtout de conserver les utilisateurs sur des propriétés appartenant au géant californien.

Google n’est pas dupe. Avec la menace que représente Facebook au niveau de la collecte de données comportementales, le moteur de recherche doit au maximum protéger ses actifs. Cela explique le martelage de Google+ à travers tous les services de Google, en passant par Gmail, les fiches de Google Places et vidéos YouTube, sans oublier la possibilité de voter « +1 » à même les résultats de recherche.

Vers un modèle « Pay To Play » ?

Google a causé toute une commotion dans l’industrie e-commerce en ligne en annonçant que le populaire « Product Search », une plateforme de Google ressemblant à Amazon où les gestionnaires e-commerces peuvent y annoncer leurs produits, deviendrait payant.

Les propriétaires de sites ont émis des inquiétudes face à cette nouvelle, considérée comme une nouvelle taxe de vente. Ont-ils le choix?  Google a choisi d’afficher les « product searches » au dessus des résultats naturels, ce qui laisse peu le choix au commerçant désirant développer son trafic en provenance de Google.

En agissant ainsi, Google développe donc une nouvelle façon de monétiser ses résultats de recherche, en demandant aux commerçants de payer pour être inclut. C’est une décision surprenante du moteur de recherche californien, alors que Google avait promis de promouvoir la neutralité et transparence dans leurs résultats de recherche.

Une purification de l’industrie SEO

Un vieil adage dans l’industrie que l’on entend fréquemment est que « le SEO est mort », suite aux transformations de l’interface de Google. Ce à quoi je répond qu’il est possible de voir le verre à demi plein ou demi vide, selon votre degré d’optimiste et de soif du challenge.

Il est vrai qu’avec de moins en moins de résultats organiques, cachés sous AdWords, Google+ Local et autres, la valeur des rangs naturels augmente considérablement, dû au principe de rareté. La première position naturelle est toujours à mon avis le meilleur placement toutes sources de trafic en ligne confondues, et il faudra redoubler d’ardeurs pour atteindre le sommet de la montage.

Cela dit, les dernières mises à jour de Google conjuguées aux résultats de recherche de plus en plus bondés entraînent également une purification de notre industrie, comme quoi les charlatans s’affichant expert SEO n’auront d’autres choix que de rendre les armes, le degré d’expertise SEO requis pour classer un site étant maintenant décuplé.

Les clients, maintenant de plus en plus informés, entres autres grâce aux réseaux sociaux, demanderont des preuves irréfutables avant d’engager une agence ou consultant SEO.  Le temps où n’importe qui pouvait classer un site avec uniquement une balise titre optimisée est maintenant révolu, et ce, pour le meilleur de notre industrie.

Le spécialiste SEO en 2012

Quelles seront les répercussions sur nos stratégies suite à la commercialisation des moteurs de recherche par Google ?

  • Devenir expert sous Google AdWords : Il devient de plus en plus difficile d’ignorer Google AdWords au sein d’une stratégie de visibilité sous Google. Vous pouvez vous battre pendant des semaines/mois/années pour développer le référencement naturel de votre site, cependant la facilité et rapidité de Google AdWords en séduiront plusieurs, peu importe le budget demandé. Lorsque bien optimisé, une campagne Google AdWords peut se révéler très profitable pour une multitude d’industries en ligne.  Développer son expertise sous cette plateforme devient alors une nécessité, afin d’assurer la survie commerciale d’un site alors que vous développez vos stratégies SEO.
  • Garder votre clientèle jalousement : Une des très rares façons de rivaliser avec Amazon, et autres géants en ligne, est de traiter son client comme un roi, à partir de l’expérience offerte dès la première visite jusqu’au service à la clientèle exceptionnel.  Vos clients n’ont jamais eu autant d’alternatives, et Google se fera un plaisir de lui en suggérer plusieurs. Tout comme Facebook, vous devez conserver votre client le plus près possible des opérations de votre entreprise, en faisant preuve d’originalité et de rigueur dans vos stratégies en ligne. Assurez un service de première qualité avant, pendant, et après l’achat. De plus, il ne serait pas absurde d’optimiser votre infolettre pour rappeler à vos clients, non seulement que vous existez, mais que vous êtes le meilleur choix sur le marché.
  • Développer la présence sous les médias sociaux : Rejoignant le point précédent, avoir une présence sous les médias sociaux n’est plus considéré comme étant innovateur, mais plutôt critique à la survie d’une entreprise en ligne. En étant actif sous Facebook, Twitter, LinkedIn et autres, vous multipliez vos sources d’interactions avec vos clients potentiels, et évitez de mettre tous vos œufs dans le panier de Google. N’arrêtez jamais de tester à fond les différentes possibilités d’affaires, des fois peu évidentes au premier coup d’œil, afin de maximiser vos sources de revenus et ainsi éviter la dépendance à Google.
  • Ne pas oublier Bing : Même si ce dernier traîne la patte de nette façon dans les parts de marché, il sera intéressant d’analyser si certains internautes voudront essayer un moteur de recherche différent de Google, moins pollué de publicités. Cela est loin d’être une certitude, cependant si Bing récupère des parts de marché, une bonne chose serait d’avoir eu développé son positionnement au préalable, au devant de vos concurrents souvent lents à réagir.
  • Finalement, comprendre que le SEO nécessite une expertise de marketing en ligne complète : Le SEO en 2012 est synonyme d’une multitude d’éléments traités en synergie, que ce soit les contenus de haute qualité partagés sous les médias sociaux, snippets de toutes sources, vidéos virales et tactiques de liens entrants élaborées. Pour obtenir un positionnement naturel de pointe en 2012, il faut penser plus loin que l’optimisation d’un site, et développer ses connaissances au niveau du marketing en ligne. Trouvez ce qui fait parler les gens, soyez actifs dans les communautés, créez du contenu qui incite le partage et identifiez les liens entrants qui vous amèneront crédibilité et trafic, et vous avez déjà une partie importante de l’équation.

À vous de décider

 En terminant, beaucoup d’entres nous auront choisi de détester Google, pour les multiples raisons évoquées dans cet article. Plusieurs crieront même au monopole, ce qui n’est pas entièrement faux. Cependant rappelons-nous que Google a créé de toute pièce ce moteur de recherche et son algorithme, et qu’il est en droit de faire ce qu’il désire avec l’entreprise.

Libre à nous donc de réagir de façon proactive et d’ajuster nos stratégies selon ces changements. L’industrie en sortira purifiée, les clients seront plus nombreux et demanderont des experts, raison de plus pour développer nos connaissances et être prêt à faire face à ces défis ;)

 
 

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